- FPS faibles et saccades sont deux problèmes différents : l’un se lit dans la moyenne, l’autre dans les temps d’image.
- Vérifiez d’abord le branchement de l’écran, sa fréquence dans Windows et le pilote.
- GPU à fond : la carte est la limite. GPU qui se tourne les pouces : cherchez du côté du processeur.
- Une mémoire vidéo saturée provoque des saccades même quand la moyenne reste correcte.
- Les premières minutes de jeu saccadent souvent à cause de la compilation des shaders.
« Mon jeu rame » peut vouloir dire deux choses très différentes. Soit le nombre moyen d’images par seconde est trop bas en permanence : la partie est lente, mais régulière. Soit la moyenne est correcte, et ce sont des à-coups qui gâchent tout : une seule image qui tarde quelques dizaines de millisecondes au milieu d’images régulières se voit immédiatement. On parle alors de saccades, ou de stuttering.
Le diagnostic commence par une mesure. Un compteur qui affiche les images par seconde, le temps d’image et le taux d’utilisation du processeur graphique suffit. Notre guide pour mesurer les performances en jeu explique quels outils utiliser et comment lire leurs courbes.
01Les erreurs de configuration à éliminer d’abord
Ces causes sont les plus fréquentes, et les plus vexantes, car elles touchent souvent des PC flambant neufs.
- L’écran est branché sur la carte mère. Le jeu tourne alors sur la puce graphique du processeur, ou l’image transite par elle. Branchez le câble sur la carte graphique.
- L’écran est resté à 60 Hz. Dans les paramètres d’affichage avancés de Windows, choisissez la fréquence maximale de votre écran, puis vérifiez le réglage dans le jeu.
- Un limiteur d’images oublié, une synchronisation verticale forcée, ou un portable sur batterie en mode économie d’énergie.
- Le pilote date de l’installation de Windows. Suivez notre méthode pour mettre à jour ses pilotes.
- Sur un portable, le jeu tourne sur la puce intégrée : dans Windows, ouvrez Paramètres, Système, Écran, Graphiques, et choisissez les hautes performances pour le jeu.
02Les causes, de la plus fréquente à la plus rare
| Symptôme | Cause probable | Vérification |
|---|---|---|
| FPS faibles partout, GPU peu sollicité | Écran sur la carte mère, mauvais GPU utilisé | Branchement, réglage Graphiques de Windows |
| Fluidité plafonnée à 60 | Écran à 60 Hz, limiteur, VSync | Paramètres d’affichage, réglages du jeu |
| GPU à fond, FPS bas | Réglages trop élevés pour la carte | Upscaling, définition, ombres |
| GPU sous-utilisé, un cœur du processeur saturé | Goulot du processeur | Monitoring par cœur |
| Saccades, textures floues | Mémoire vidéo saturée | Qualité des textures |
| Saccades les premières minutes | Compilation des shaders | Patience, cache intact |
| Chute après quelques minutes | Surchauffe et baisse de fréquence | Températures |
| Performances anormalement basses | Slot x4, PCIe 3.0, Resizable BAR coupé | BIOS, manuel de la carte mère |
03La carte à sa limite, ou le processeur
Le taux d’utilisation du processeur graphique est l’indicateur le plus parlant. Proche du maximum, la carte travaille à plein : il faut alléger la charge, avec une définition interne plus basse via le DLSS, le FSR ou le XeSS, des ombres moins fines ou un ray tracing moins poussé. Nettement plus bas, alors qu’un cœur du processeur est saturé, la carte attend le processeur : c’est le goulot d’étranglement, fréquent en 1080p avec une carte puissante.
La mémoire vidéo est l’autre limite. Quand les textures ne tiennent plus dans la VRAM, la carte va chercher les données dans la mémoire vive, bien plus lente, et des saccades apparaissent même si la moyenne reste correcte. Les cartes 8 Go y sont exposées dans les jeux récents en textures maximales ; notre page sur la VRAM détaille les besoins réels.
04Les pièges du PCIe et du Resizable BAR
Plusieurs cartes d’entrée et de milieu de gamme n’utilisent que huit lignes PCIe : c’est le cas des GeForce RTX 5060 et RTX 4060, de la Radeon RX 7600 ou de l’Arc B580. La Radeon RX 6500 XT n’en a que quatre. Sur une carte mère PCIe 3.0, la bande passante disponible est alors divisée par deux par rapport au PCIe 4.0, et la perte peut devenir sensible quand la VRAM sature. Notre comparatif PCIe 5.0, 4.0 et 3.0 fait le point.
Les Intel Arc B580 et B570 demandent en outre le Resizable BAR pour fonctionner correctement. Sans lui, les performances chutent nettement. Il s’active dans le BIOS, avec le CSM désactivé.
Le conseil du labo. Vérifiez aussi que la carte est bien dans le slot du haut, relié au processeur. Le slot du bas passe souvent par le chipset avec seulement quatre lignes.
05Les saccades : compilation, stockage et arrière-plan
Les saccades propres aux jeux récents viennent souvent de la compilation des shaders : la première fois qu’un effet apparaît, il doit être préparé pour votre carte. Les premières minutes, ou la première partie après une mise à jour du pilote, saccadent donc davantage. Dans les mondes ouverts, le chargement des zones en mouvement provoque aussi des à-coups ; un jeu installé sur un SSD NVMe les atténue par rapport à un disque dur.
La mémoire vive compte aussi. Une seule barrette, ou deux barrettes sans leur profil XMP ou EXPO activé, freinent le processeur. Un kit de deux barrettes en double canal corrige ce défaut, même si les prix de la mémoire restent élevés en 2026.
Enfin, fermez ce qui tourne en arrière-plan : analyse antivirus, téléchargements, navigateur qui lit une vidéo, superpositions en doublon. Et si vous utilisez la génération d’images, partez d’une fréquence de base correcte : elle lisse l’affichage, mais ne corrige pas une base trop faible.
06Quand faire jouer la garantie
Si, aux réglages d’usine et après toutes ces vérifications, votre carte reste très loin des tests publiés pour une configuration comparable, vérifiez ses caractéristiques avec un utilitaire comme GPU-Z. De rares GeForce RTX 5090, RTX 5080 et RTX 5070 Ti ont été livrées avec 8 ROP manquants, moins de 0,5 % des cartes selon NVIDIA : comptez 176 ROP sur une RTX 5090, 112 sur une RTX 5080 et 96 sur une RTX 5070 Ti. Un écart est un défaut à signaler au vendeur, facture à l’appui.
FAQQuestions fréquentes
Pourquoi j’ai des FPS faibles avec une bonne carte graphique ?
Vérifiez d’abord que l’écran est branché sur la carte graphique et non sur la carte mère, que Windows l’utilise à sa fréquence maximale et que le pilote est récent. Regardez ensuite le taux d’utilisation du GPU en jeu : s’il reste bas, le processeur limite la carte ; s’il est au maximum, la carte est simplement à sa limite avec ces réglages.
Comment supprimer les saccades dans les jeux PC ?
Laissez le jeu compiler ses shaders, au menu ou pendant les premières minutes, et gardez le cache de shaders du pilote intact. Baissez la qualité des textures si la mémoire vidéo sature, fermez les applications en arrière-plan, installez le jeu sur un SSD et activez la synchronisation adaptative avec une limite d’images légèrement sous la fréquence de l’écran.
Qu’est-ce que le stuttering ?
C’est le nom anglais des saccades : de brèves interruptions de la fluidité alors que le nombre moyen d’images par seconde semble correct. Elles correspondent à des images qui mettent beaucoup plus de temps que les autres à s’afficher. Les mesures 1 % low et les courbes de temps d’image permettent de les repérer et de les quantifier.
Une carte graphique en PCIe x8 perd-elle des FPS ?
Sur une carte mère PCIe 4.0 ou 5.0, l’effet est généralement faible. Sur une carte mère PCIe 3.0, la bande passante disponible est divisée par deux, et une carte x8 peut perdre des performances, surtout quand sa mémoire vidéo sature et qu’elle doit puiser dans la mémoire vive. Les cartes 8 Go y sont les plus sensibles.
Le processeur peut-il causer des FPS faibles ?
Oui. Si le processeur ne prépare pas les images assez vite, la carte graphique attend et son taux d’utilisation baisse. Cela arrive surtout en 1080p avec une carte puissante, dans les jeux de stratégie, les simulateurs et les jeux en ligne très peuplés. Monter la définition ou les réglages graphiques ne coûte alors presque rien.




