- La bande passante se calcule : largeur du bus en bits divisée par 8, multipliée par le débit de la mémoire en Gbit/s.
- Les TFLOPS ne se comparent qu’à architecture égale : les Radeon RDNA 3 et RDNA 4 les comptent en double émission.
- Un gros cache compense en partie un bus étroit : c’est le pari de l’Infinity Cache d’AMD et du grand cache L2 de NVIDIA depuis les RTX 40.
- La quantité de VRAM, elle, ne se compense pas : quand elle manque, les données débordent vers la mémoire du PC.
Toutes nos pages techniques sont listées ci-dessus : mémoire, calcul, upscaling, architectures, alimentation, refroidissement. Elles servent un même but, savoir lire une fiche de carte graphique sans se laisser impressionner par le chiffre le plus gros. Ce qui suit donne la vue d’ensemble et vous oriente vers la bonne page.
01Le fonctionnement d’une carte graphique en une minute
Une carte graphique est un petit ordinateur spécialisé. Au centre, le GPU, une puce qui contient des milliers d’unités de calcul travaillant en parallèle : cœurs CUDA chez NVIDIA, processeurs de flux chez AMD, regroupés en cœurs Xe chez Intel. Autour, la mémoire vidéo (VRAM), qui stocke textures, géométrie et images en cours de calcul. Un circuit d’alimentation convertit le 12 V venu de l’alimentation, un refroidissement évacue la chaleur, et le connecteur PCIe relie le tout au processeur du PC.
À chaque image, le processeur prépare la scène et envoie les instructions. Le GPU calcule la géométrie, l’éclairage et les textures de millions de pixels, puis envoie le résultat à l’écran par une sortie HDMI ou DisplayPort.
02Les chiffres d’une fiche, et comment ils se calculent
Deux formules suffisent pour vérifier une fiche.
La bande passante mémoire : largeur du bus en bits, divisée par 8, multipliée par le débit de la mémoire. Une RTX 5070 a un bus de 192 bits et de la GDDR7 à 28 Gbit/s : 192 ÷ 8 × 28 = 672 Go/s. Une RX 9070 XT, 256 bits à 20 Gbit/s : 640 Go/s. Tout est détaillé sur notre page bande passante mémoire.
La puissance FP32 théorique : deux opérations par cycle et par unité, multipliées par le nombre d’unités et la fréquence boost. Pour la RTX 5070 : 2 × 6 144 × 2,512 GHz, soit 30,9 TFLOPS. La RX 9070 XT affiche 48,7 TFLOPS avec seulement 4 096 processeurs de flux, parce qu’AMD compte la double émission des instructions : le chiffre double, pas les performances en jeu. Notre page sur les TFLOPS explique d’où vient l’écart.
À savoir. Le cache change la donne. La RTX 4070 n’a que 504 Go/s de bande passante, contre 760 Go/s pour la RTX 3080 10 Go, mais 36 Mo de cache L2 contre 5 Mo. Ce grand cache évite une bonne partie des allers-retours vers la mémoire. C’est aussi le principe de l’Infinity Cache d’AMD, qui atteint 64 Mo sur la RX 9070 XT.
03Les notions essentielles, et leur piège
| Notion | Ce qu’elle dit | Le piège |
|---|---|---|
| VRAM | La quantité de données que la carte garde sous la main | 8 Go saturent dans certains jeux récents, même en 1080p |
| Bus mémoire | La largeur de la route vers la VRAM | Un bus de 128 bits limite la bande passante, même en GDDR7 |
| Cache | La réserve rapide sur la puce | L2 et Infinity Cache ne se comparent pas entre marques |
| Unités de calcul | Le nombre de « mains » du GPU | Comparables seulement à architecture égale |
| TBP | La consommation de la carte entière | Les modèles d’usine overclockés consomment davantage |
| PCIe | Le lien avec la carte mère | Une carte en x8 perd du débit sur une carte mère PCIe 3.0 |
| Connecteur | L’alimentation de la carte | Le 12V-2x6 doit être enfoncé jusqu’au bout |
Pour lire une fiche ligne par ligne, notre guide lire la fiche technique d’une carte graphique reprend chaque champ avec des exemples.
04Upscaling et génération d’images : la technique qui fait la différence
Aujourd’hui, une bonne partie des images affichées en jeu ne sont pas calculées en définition native. L’upscaling calcule l’image en plus basse définition puis la reconstruit par apprentissage automatique : DLSS chez NVIDIA, sur toutes les RTX ; FSR chez AMD, dont la version par apprentissage automatique, FSR Upscaling 4.1, tourne sur les RX 9000, les RX 7000 et, depuis octobre 2026, les RX 6000 ; XeSS chez Intel.
La génération d’images va plus loin en insérant des images calculées par l’IA entre deux images rendues. NVIDIA la réserve aux RTX 40 pour une image et aux RTX 50 pour la génération multi-images, jusqu’au mode 6x avec le DLSS 4.5. La fluidité affichée grimpe, la réactivité reste celle des images réellement calculées.
05Les architectures actuelles
Les trois marques ont renouvelé leurs gammes entre fin 2024 et 2025 :
- Blackwell (GeForce RTX 50) : gravure TSMC 4N comme les RTX 40, GDDR7 (GDDR6 sur la RTX 5050), PCIe 5.0 et DisplayPort 2.1b. Les progrès viennent surtout de la mémoire et des unités dédiées à l’IA.
- RDNA 4 (Radeon RX 9000) : gravure TSMC N4P, ray tracing renforcé et unités IA qui font tourner le FSR 4. AMD a fait l’impasse sur le très haut de gamme.
- Xe2 Battlemage (Arc B) : gravure TSMC N5, 12 Go sur l’Arc B580, mais un bus PCIe 4.0 x8 et le Resizable BAR indispensable.
06Alimentation, chaleur et bruit
La consommation d’une carte se paie trois fois : en alimentation, en chaleur à évacuer et en bruit. Une carte de 300 W et plus demande une alimentation de qualité, de préférence une alimentation ATX 3.1, et un boîtier bien ventilé. L’undervolting, qui réduit la tension à fréquence presque égale, fait souvent baisser consommation et bruit sans perte notable. Et une carte de quelques années gagne parfois plusieurs degrés avec une pâte thermique neuve, à condition d’être à l’aise avec le démontage.
FAQQuestions fréquentes
Comment fonctionne une carte graphique ?
Le processeur graphique, ou GPU, calcule l’image en parallèle sur des milliers d’unités de calcul, tandis que la mémoire vidéo stocke les textures, la géométrie et les images en cours. Le processeur du PC envoie les instructions par le bus PCIe, la carte calcule puis envoie l’image à l’écran par ses sorties HDMI ou DisplayPort, des dizaines de fois par seconde.
Quelles caractéristiques regarder sur une carte graphique ?
D’abord la quantité de mémoire vidéo, puis la bande passante, la consommation et le connecteur d’alimentation, l’interface PCIe et la longueur de la carte. Les fonctions comptent aussi : DLSS, FSR ou XeSS, génération d’images, encodage AV1. Les unités de calcul et les TFLOPS ne servent qu’à comparer deux cartes de la même architecture.
Quelle différence entre GPU et carte graphique ?
Le GPU est la puce de calcul, conçue par NVIDIA, AMD ou Intel et gravée par un fondeur comme TSMC ou Samsung. La carte graphique est l’ensemble : le GPU, sa mémoire vidéo, le circuit d’alimentation, le refroidissement, les sorties vidéo et le connecteur PCIe. Une même puce se retrouve sur des cartes de fabricants différents, avec des refroidissements et des fréquences variables.
Qu’est-ce que le TBP d’une carte graphique ?
Le TBP, pour Total Board Power, est la consommation de toute la carte en charge : GPU, mémoire et circuit d’alimentation. Il sert à dimensionner l’alimentation et le refroidissement. Il va de 53 W pour une RX 6400 alimentée par le slot à 575 W pour une RTX 5090. Les modèles overclockés d’usine consomment un peu plus que la valeur de référence.
Pourquoi deux cartes avec le même nombre de TFLOPS n’ont-elles pas les mêmes performances ?
Parce que les TFLOPS mesurent un pic théorique de calcul, pas ce qu’un jeu en tire. La double émission des Radeon récentes ou l’organisation des GeForce Ampere gonflent ce chiffre. La mémoire, le cache, les unités de ray tracing et les pilotes pèsent aussi. Une RX 7600 affiche deux fois plus de TFLOPS qu’une RX 6650 XT sans être deux fois plus rapide.






































