- Un iGPU n’a pas de mémoire vidéo : il emprunte la mémoire vive, bien plus lente que la GDDR.
- Le double canal est indispensable : une seule barrette divise sa bande passante par deux.
- Les meilleurs iGPU de portables font tourner beaucoup de jeux récents en 1080p allégé.
- Jeux récents en qualité, 1440p, ray tracing, VR et CUDA réclament une carte dédiée.
- Les processeurs Intel « F » n’ont pas d’iGPU : sans carte, pas d’image.
Le processeur de la plupart des PC contient une petite partie graphique : l’iGPU, pour integrated GPU. On parlait autrefois de chipset graphique intégré, quand elle logeait sur la carte mère. Elle affiche le bureau, décode la vidéo et, sur les puces récentes, fait tourner bien plus de jeux qu’on ne l’imagine. Une carte dédiée dispose, elle, de sa propre puce, de sa propre mémoire et de son propre budget de consommation.
Les cartes et produits que l’on retient
Chaque bouton ouvre une recherche Amazon ciblée : plusieurs fabricants proposent la même puce, à vous de comparer refroidissement, longueur et garantie. Prix indicatifs, très variables.
La carte sans câble d’alimentation pour PC de marque
Ses 70 W passent entièrement par le slot PCIe : aucun câble à ajouter. Avec 6 Go et DLSS, elle transforme un PC de bureau en machine de jeu d’appoint. Vérifiez la longueur et l’épaisseur admises par le boîtier.
- Aucun câble d’alimentation
- DLSS
- 6 Go seulement
- Bus PCIe x8
La première vraie carte de jeu
Avec 12 Go et 456 Go/s, l’Arc B580 offre beaucoup de mémoire pour son prix de lancement de 249 $. Elle réclame une carte mère récente avec Resizable BAR activé et une alimentation de 600 W conseillée.
- 12 Go de mémoire
- Encodage AV1
- Plateforme récente indispensable
- Bus PCIe x8
Le kit DDR5 en double canal
Pour un iGPU, la mémoire vive tient lieu de mémoire vidéo : deux barrettes rapides et identiques en double canal sont la meilleure amélioration possible avant d’envisager une carte.
- Bande passante doublée face à une barrette
- Utile au processeur aussi
- Compatibilité à vérifier
01Ce qui sépare un iGPU d’une carte dédiée
- La mémoire. Un iGPU n’a pas de mémoire vidéo : il emprunte une partie de la mémoire vive. Or une DDR5 en double canal à 6 000 MT/s offre 96 Go/s de bande passante. La modeste RX 6400 en a 128 Go/s, une RTX 5060 448 Go/s, une RTX 5090 1 792 Go/s. C’est souvent ce manque de débit, plus que la puce, qui limite un iGPU.
- La consommation. L’iGPU partage le budget électrique et thermique du processeur, généralement quelques dizaines de watts, quand une RTX 5050 dispose à elle seule de 130 W.
- Les fonctions. Les iGPU récents encodent et décodent la vidéo, mais leur puissance de ray tracing reste symbolique, et ceux d’AMD et d’Intel ne donnent pas accès à CUDA, réservé aux puces NVIDIA.
02Ce que savent faire les graphiques intégrés récents
Le niveau varie énormément d’un processeur à l’autre.
- Les processeurs de bureau classiques : la plupart des Core d’Intel et les Ryzen 7000 et 9000 intègrent une partie graphique modeste (deux unités de calcul RDNA 2 chez AMD). Parfaite pour le bureau, la vidéo et le dépannage, pas pour jouer.
- Les APU de bureau, comme le Ryzen 7 8700G et sa Radeon 780M : de quoi lancer des jeux légers ou anciens en 1080p, réglages bas.
- Les processeurs portables récents : Radeon 890M en RDNA 3.5, jusqu’à 16 unités de calcul sur les Ryzen AI 300, partie graphique Xe2 des Core Ultra 200V, la même architecture que l’Arc B580, ou Arc B390 en Xe3, jusqu’à 12 cœurs Xe, sur les Core Ultra série 3 lancés en janvier 2026. Avec l’upscaling FSR ou XeSS, beaucoup de jeux récents tournent en 1080p allégé.
- Les puces à très grosse partie graphique, comme le Ryzen AI Max+ 395 et sa Radeon 8060S à 40 unités de calcul, jouent dans une autre catégorie, mais restent réservées à quelques machines coûteuses.
Pour tous, le quotidien ne pose aucune difficulté : bureautique, retouche photo légère, vidéo 4K, y compris en AV1 sur les puces récentes, et plusieurs écrans. Les jeux peu gourmands, comme ceux de notre page sur la carte graphique pour League of Legends, y tournent correctement.
À savoir. Avec un iGPU, la mémoire vive fait tout. Une seule barrette divise la bande passante par deux, et une mémoire plus rapide se traduit directement en fluidité. Un kit DDR5 de deux barrettes identiques est le minimum.
03Quand une carte dédiée devient nécessaire
- Les jeux récents en qualité moyenne à élevée, et a fortiori en 1440p ou en 4K.
- Le ray tracing, hors de portée des iGPU dans des conditions jouables.
- La réalité virtuelle, qui calcule une image par œil à haute fréquence : voir notre page sur la carte graphique pour la VR.
- L’IA locale et le calcul GPU, où la quantité de mémoire vidéo et CUDA font la différence, comme le détaille notre dossier sur la carte graphique pour l’IA.
- Le rendu 3D et le montage exigeant, avec effets et étalonnage sous Blender ou DaVinci Resolve.
04Les premières cartes dédiées qui valent le coup
Pour sortir de l’iGPU, pas besoin de viser haut. Notre base compte plusieurs cartes taillées pour ce premier pas.
| Carte | Mémoire | Bande passante | Consommation | Alimentation |
|---|---|---|---|---|
| Radeon RX 6400 | 4 Go | 128 Go/s | 53 W | Slot PCIe seul |
| GeForce RTX 3050 6 Go | 6 Go | 168 Go/s | 70 W | Slot PCIe seul |
| Arc A380 | 6 Go | 186 Go/s | 75 W | Selon le modèle |
| GeForce RTX 5060 | 8 Go | 448 Go/s | 145 W | 1 x 8 broches |
| Radeon RX 9060 XT 16 Go | 16 Go | 320 Go/s | 160 W | 1 x 8 broches |
| Arc B580 | 12 Go | 456 Go/s | 190 W | 1 x 8 broches |
Les deux premières se passent de câble d’alimentation : le slot PCIe leur fournit jusqu’à 75 W. C’est la solution pour un PC de bureau de marque, dont l’alimentation n’a souvent aucune prise PCIe. La RX 6400 existe même en carte graphique low profile pour les boîtiers minces, mais son bus PCIe 4.0 x4 la pénalise sur une carte mère en PCIe 3.0. La RTX 3050 6 Go, lancée à 169 $, ajoute DLSS. L’Arc A380 vise plutôt l’encodage AV1 et le multi-écran. Au-delà, on entre dans les vraies cartes de jeu, qui demandent une alimentation correcte et un boîtier assez grand : notre guide de compatibilité avec le boîtier aide à vérifier.
05Garder l’iGPU, même avec une carte dédiée
L’iGPU reste utile après l’achat d’une carte :
- Pour dépanner. Si la carte tombe en panne, l’écran branché sur la carte mère permet de continuer à utiliser le PC et de diagnostiquer. Les processeurs Intel dont la référence finit par « F », et les Ryzen sans partie graphique, n’offrent pas ce filet de sécurité.
- Pour l’encodage. Le moteur vidéo de l’iGPU peut se charger d’un encodage pendant que la carte fait tourner le jeu.
- Sur un portable, le système bascule entre iGPU et carte dédiée pour ménager la batterie.
Attention. Une fois la carte installée, branchez l’écran sur ses sorties, pas sur celles de la carte mère, sinon vous risquez de jouer sur l’iGPU sans le savoir. Si vous ignorez ce que contient votre PC, notre page quelle carte graphique ai-je vous guide.
FAQQuestions fréquentes
Peut-on jouer avec un iGPU ?
Oui, dans une certaine mesure. Les iGPU des processeurs portables récents et des Ryzen 8000G font tourner les jeux légers, les jeux anciens et beaucoup de titres compétitifs en 1080p, réglages bas, en s’aidant de FSR ou de XeSS. Pour les jeux récents en qualité correcte, le 1440p ou le ray tracing, une carte graphique dédiée reste indispensable.
Comment savoir si mon PC a un iGPU ou une carte graphique dédiée ?
Ouvrez le Gestionnaire des tâches, onglet Performances : chaque GPU y apparaît, avec sa mémoire dédiée ou partagée. Une GeForce RTX, une Radeon RX ou une Arc comme la B580 ou l’A750 désigne en général une carte dédiée. Exceptions : les Arc B370 et B390, graphiques intégrés des processeurs portables Core Ultra série 3, et l’ancienne Radeon RX Vega 11 des Ryzen 5 2400G et 3400G. Des noms comme Radeon Graphics, Radeon 780M, Intel UHD ou Intel Arc Graphics désignent un iGPU.
Faut-il brancher l’écran sur la carte mère ou sur la carte graphique ?
Sur la carte graphique dédiée, dès qu’il y en a une. Branché sur la carte mère, l’écran affiche l’image de l’iGPU, et vos jeux ne profitent pas pleinement de la carte. Les sorties de la carte mère ne servent qu’en l’absence de carte, ou pour dépanner si celle-ci tombe en panne.
Le graphique intégré utilise-t-il la mémoire vive ?
Oui. Un iGPU n’a pas de mémoire propre : il réserve une partie de la mémoire vive, réglable dans le BIOS, et en emprunte davantage selon les besoins. Avec 8 Go, il en reste peu pour Windows et les applications : 16 Go en double canal sont un minimum confortable, et la vitesse de la mémoire pèse directement sur ses performances.




