Technique

Le path tracing

Le path tracing calcule tout l’éclairage d’une scène avec des rayons, rebonds compris. C’est le rendu des films d’animation, appliqué en temps réel. Le résultat est souvent saisissant, et la facture matérielle à la hauteur.

  • Mis à jour le 21 octobre 2026
  • 4 min de lecture
  • Par la rédaction

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Dans une maison en granit en Bretagne, un père et son fils adolescent regardent une scène de jeu baignée de lumière naturelle sur un grand écran
Le path tracingPhoto d’illustration
RepèresLe path tracing
Autre nom
Ray tracing complet (full ray tracing)
Principe
Tout l’éclairage par rayons, plusieurs rebonds
Indispensables
Débruitage par IA et upscaling, génération d’images en complément
Mémoire conseillée
16 Go et plus
Cartes les plus à l’aise
GeForce RTX haut de gamme
L’essentiel
  • Le path tracing calcule tout l’éclairage avec des rayons qui rebondissent plusieurs fois, au lieu de quelques effets isolés.
  • Les jeux ne lancent que très peu de rayons par pixel : sans débruitage par IA, l’image serait inexploitable.
  • Il s’utilise presque toujours avec l’upscaling et la génération d’images, même sur les cartes les plus puissantes.
  • Les GeForce RTX haut de gamme restent la référence ; les Radeon RX 9000 progressent avec Ray Regeneration, et AMD prépare Radiance Caching, encore en préversion pour les développeurs.

Le ray tracing tel qu’on le connaît depuis 2018 est le plus souvent hybride : la rastérisation dessine l’image, et quelques rayons servent à des effets précis, reflets, ombres ou éclairage indirect. Le path tracing va jusqu’au bout de la logique. Toute la lumière de la scène est calculée par des rayons qui rebondissent de surface en surface, comme dans les films d’animation.

Les éditeurs parlent souvent de « ray tracing complet » ou de « full ray tracing ». L’idée est la même, et le constat aussi : c’est le rendu le plus juste disponible en jeu, et de loin le plus gourmand.

La sélection

Les cartes et produits que l’on retient

Chaque bouton ouvre une recherche Amazon ciblée : plusieurs fabricants proposent la même puce, à vous de comparer refroidissement, longueur et garantie. Prix indicatifs, très variables.

01

La RTX 5090, sans compromis

Budget indicatif3 000 € et plus, à vérifierPour quiPath tracing en 4K, écran à haute fréquence

170 unités RT, 32 Go de GDDR7 et 1 792 Go/s : la carte la plus capable en path tracing. Comptez une alimentation de 1 000 W et un boîtier qui respire, pour 575 W de TBP.

  • 32 Go
  • Toute la suite DLSS
  • 575 W
  • Prix très élevé
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02

La RTX 5080 pour la 4K avec DLSS

Budget indicatif1 100 à 1 600 €, à vérifierPour quiPath tracing en 1440p très élevé, 4K avec DLSS

16 Go de GDDR7 à 960 Go/s et la génération multi-images : un bon niveau pour le path tracing en 1440p et en 4K en mode Performance.

  • 960 Go/s
  • Génération multi-images
  • 16 Go justes à terme en 4K
  • 360 W
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03

La RTX 5070 Ti, l’entrée du path tracing confortable

Budget indicatif800 à 1 200 €, à vérifierPour quiPath tracing en 1440p avec DLSS

16 Go et 896 Go/s pour 300 W. Avec Ray Reconstruction, Super Resolution et la génération d’images, elle rend le path tracing jouable en 1440p dans les jeux qui le proposent.

  • 16 Go de GDDR7
  • 300 W
  • Génération d’images souvent nécessaire
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04

La RTX 4090 d’occasion

Budget indicatifPrix très variable selon l’état, à vérifierPour quiAmateur de path tracing qui accepte l’occasion

24 Go de GDDR6X et 128 cœurs RT de 3e génération : elle reste une excellente carte de path tracing. Il lui manque la génération multi-images, réservée aux RTX 50 ; vérifiez l’état de son connecteur 12VHPWR.

  • 24 Go
  • Génération d’images 2x
  • 450 W
  • Pas de génération multi-images
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01Le principe : suivre la lumière jusqu’au bout

Pour chaque pixel, un rayon part de la caméra et touche une surface. De là, plutôt que de calculer chaque effet séparément, l’algorithme lance un nouveau rayon dans une direction tirée au hasard, selon la nature du matériau. Ce rayon rebondit à son tour, et ainsi de suite. À chaque étape, il récolte la lumière reçue. En moyennant de nombreux chemins, on obtient un éclairage complet : lumière directe, rebonds colorés d’un mur à l’autre, ombres douces, reflets, lumière filtrée par le feuillage.

Le problème, c’est le nombre de chemins. Un film peut en calculer des centaines par pixel, avec des heures par image. Un jeu en lance un ou deux par pixel, des dizaines de fois par seconde. Le résultat brut est une image criblée de bruit.

02Ce qui rend le path tracing possible en jeu

Quatre technologies travaillent ensemble :

  1. L’échantillonnage intelligent : des techniques comme ReSTIR réutilisent les meilleurs échantillons d’un pixel à l’autre et d’une image à l’autre, pour gérer des milliers de sources de lumière avec peu de rayons.
  2. Le débruitage par IA : Ray Reconstruction de DLSS, sur toutes les GeForce RTX, et Ray Regeneration de FSR Redstone, sur les Radeon RX 9000, remplacent les débruiteurs classiques et conservent mieux les détails.
  3. Le cache de luminance : un réseau apprend comment la lumière se propage dans la scène et estime les rebonds lointains sans tous les calculer. AMD le propose en préversion avec FSR Radiance Caching, sur RX 9000.
  4. L’upscaling et la génération d’images : le path tracing se calcule presque toujours en définition réduite, puis se reconstruit, et la génération d’images apporte la fluidité.

Côté matériel, les RTX 40 et 50 ajoutent le réordonnancement de l’exécution des shaders (SER) : les rayons partent dans tous les sens, et regrouper les calculs similaires évite de gaspiller la puissance de la carte.

03Les jeux en path tracing

  • Cyberpunk 2077 : son mode RT Overdrive, ajouté en 2023, reste la vitrine du genre.
  • Alan Wake 2 : path tracing proposé dès sa sortie, avec un éclairage très travaillé.
  • Black Myth: Wukong : option de ray tracing complet sur PC.
  • Indiana Jones et le Cercle ancien : un mode de ray tracing intégral, en plus du ray tracing obligatoire de base.
  • Portal with RTX : la version en path tracing du jeu de Valve, publiée par NVIDIA fin 2022, après Quake II RTX en 2019.

La liste s’allonge chaque année, souvent avec un partenariat NVIDIA, d’où une optimisation d’abord pensée pour les GeForce.

04Quelle carte pour le path tracing

UsageCartes adaptéesRemarques
1080p, découverteRTX 5060 Ti 16 Go, RTX 4060 Ti 16 GoRéglages modérés, DLSS en Qualité
1440pRTX 5070 Ti, RTX 4070 Ti Super, RTX 507016 Go conseillés, génération d’images utile
4KRTX 5080, RTX 4090, RTX 5090DLSS en mode Performance et génération d’images

Les GeForce haut de gamme restent la référence : cœurs RT plus nombreux et plus avancés, Ray Reconstruction et génération multi-images sur les RTX 50. La RTX 5070 Ti marque le début du confort en 1440p, la RTX 5090 le sommet en 4K. Les Radeon RX 9000 affichent le path tracing et progressent nettement par rapport aux RX 7000, mais restent en retrait dans les jeux les plus lourds. Pour une RTX 5080 ou une RTX 5070 Ti, prévoyez une alimentation de 850 ou 750 W selon NVIDIA.

À savoir. Le path tracing consomme beaucoup de mémoire vidéo : structures de ray tracing, tampons de débruitage, génération d’images. Les cartes de 8 Go sont hors jeu, et 12 Go deviennent justes en 1440p. Avec 16 Go et plus, vous êtes tranquille.

05Les bons réglages

Activez le path tracing avec Ray Reconstruction quand le jeu le propose, puis DLSS Super Resolution : Qualité en 1440p si la carte suit, Performance en 4K, où les modèles récents gardent une image très propre. Ajoutez la génération d’images seulement si la base reste fluide, sur un écran à fréquence élevée. Sur RTX 50, la génération dynamique de DLSS 4.5 ajuste le multiplicateur jusqu’à 6x pour suivre la fréquence de l’écran.

Le conseil du labo. Si votre carte peine, baissez la définition interne plutôt que de désactiver Ray Reconstruction : un path tracing bien débruité en mode Performance est souvent plus beau qu’un ray tracing hybride en Qualité. Comparez sur une scène de nuit éclairée par des néons, c’est là que la différence saute aux yeux.

FAQQuestions fréquentes

Quelle est la différence entre ray tracing et path tracing ?

Le ray tracing hybride utilise des rayons pour quelques effets précis, comme les reflets ou les ombres, et laisse le reste à la rastérisation. Le path tracing calcule tout l’éclairage avec des rayons qui rebondissent plusieurs fois dans la scène. L’image est plus cohérente, la lumière se diffuse naturellement, mais le coût en calcul est bien plus élevé.

Quelle carte graphique pour le path tracing ?

Pour en profiter vraiment, visez une GeForce RTX haut de gamme : une RTX 5070 Ti ou une RTX 4070 Ti Super en 1440p avec DLSS, une RTX 5080, une RTX 4090 ou une RTX 5090 en 4K. Les cartes de 8 Go sont à éviter. Les Radeon RX 9000 peuvent l’afficher, mais restent en retrait dans les jeux les plus lourds.

Cyberpunk 2077 en path tracing, quelle configuration ?

Le mode RT Overdrive de Cyberpunk 2077 est l’un des plus exigeants. Il vise surtout les GeForce RTX récentes et puissantes, avec 16 Go de mémoire de préférence, DLSS Super Resolution, Ray Reconstruction et la génération d’images. Notre page dédiée à Cyberpunk 2077 détaille les cartes adaptées à chaque définition et à chaque niveau de ray tracing.

Le path tracing fonctionne-t-il sur les cartes AMD ?

Oui, en principe : il passe par les interfaces standard DirectX Raytracing et Vulkan. Certains jeux posent toutefois des conditions : Indiana Jones et le Cercle ancien demande 16 Go aux Radeon et aux Arc, et Doom: The Dark Ages ne garantit son path tracing que sur GeForce. Les Radeon RX 9000 sont nettement plus à l’aise que les RX 7000 et disposent de Ray Regeneration dans la suite FSR Redstone, quand les jeux l’intègrent ; Radiance Caching n’est encore qu’une préversion pour les développeurs. Les GeForce haut de gamme gardent l’avantage.

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